Le point sur les travaux en cours

Au 31 juillet 2017

Le point sur les travaux à la cathédrale.

Commencé en août 2013, le chantier de restauration de la toiture arrive à son terme, et dans le même temps de petits aménagements ont été réalisés à l’intérieur de la cathédrale.

Depuis une semaine, l’entreprise LVTec démonte le dernier échafaudage et le parapluie qui recouvraient le bas-côté nord de la nef. La toiture est totalement restaurée, un chantier qui a été accompagné de la restauration des arcs-boutants de chaque côté de la nef. Certains présentaient des signes inquiétants de dégradation. Désormais, la vue sur la cathédrale, à partir des commerces de la place Richelieu, est très agréable. C’est un ensemble de chantiers qui font l’unanimité auprès des Luçonnais. Il faudra que les instances touristiques prennent le temps de venir voir ce centre-ville et inscrivent cet ensemble dans les programmes de visite à ne pas manquer.
            
Dans la cathédrale, deux petits aménagements sont passés presque inaperçus. Dans le bas-côté nord du chœur, deux boiseries viennent d’être accrochées. Elles étaient entreposées dans une salle, derrière le grand-orgue et personne ne pouvait les voir. Elles proviennent de l’habillage du chœur par Sébastien Leysner, en 1770. Le panneau de droite est consacré à la Parole de Dieu, avec l’Agneau sur le livre aux sept sceaux (ici, curieusement il n’y a que six cachets de cire). Avec Jésus, Agneau de Dieu, la Parole de Dieu est scellée. A gauche, on aperçoit les raisins, le coffret qui renferme le livre de la Parole de Dieu.

Dans le chœur, un autre aménagement est achevé. En face de l’ancienne cathèdre, on pouvait apercevoir un pilier en partie découvert auquel était accrochée une plaque commémorative. Celle-ci indique que dans ce pilier avait été déposé le cœur de Mgr de Barillon, décédé en 1699 à Paris. Cet évêque avait demandé que son cœur repose dans la cathédrale qu’il avait servie, lui « le plus grand et le plus parfait évêque de France », selon une expression de Louis XIV. En 1908, l’architecte diocésain Balleyguier réaménage le chœur. Il installe la plaque commémorative après avoir enlevé la partie haute de la boiserie qui recouvrait le pilier sud-est. Cette boiserie était, elle aussi, entreposée derrière le grand-orgue. Après réflexion avec l’association « les amis de la cathédrale », la DRAC a décidé de remettre la boiserie à sa place d’origine. Les Ateliers de la Chapelle ont restauré ces boiseries et les ont accrochées. Ils nous ont fait remarquer qu’il était temps de refixer la plaque de marbre car les ferrures étaient très oxydées. En prenant un peu de temps, on peut remarquer une plus grande harmonie dans la décoration du chœur.